Indonésie  
Mise en place du projet "moustiquaires chez les Asmats" 2007
 
 
En zone impaludée, personne ne peut envisager de traitement prophylactique beaucoup trop dangereux sur le long terme, sans même parler du coût.
 
Pourtant un geste simple peut sauver : se mettre sous une moustiquaire, puisque l'anophèle ne pique que la nuit. Encore faut-il pouvoir acheter ce petit équipement en des sociétés où l'économie monétaire est limitée à sa plus simple expression.
 
Ce projet concernait une population d'un peu plus de 1000 habitants regroupés dans deux villages.
 
Incroyable épopée que celle des moustiquaires ... Achetées au grand marché de Malang, les 1.020 moustiquaires (6 euros pièce, alors qu'elles coûtent 25 euros en Papouasie) prirent la mer à Surabaya. Au bout de 10 jours de navigation, elles atteignirent Timika, grand port du Sud de la Papouasie. Elles furent transbordées à dos d'homme sur des praos motorisés pour 13 heures de cabotage vers Agats, la capitale du pays asmat, en mer d'Arafura. La dernière étape consista à les mener à bon port vers les deux villages que nous voulions aider, Omandesep et Beriten, situés à quelque trois heures de bateau. Et c'est ainsi que nous eûmes le plaisir de les voir surgir au milieu de la jungle ! Les officiels vinrent les distribuer en grande pompe et quelle satisfaction de les voir utilisées dès le lendemain par les Asmat !
 
Autant de petits sachets (cousus main) que de moustiquaires ont été envoyés avec la cargaison. Chacun contient des boulettes de naphtaline à accrocher en permanence au plafond en toile de la moustiquaire. Cette odeur déplaît aux rats et ainsi peut-on espérer que le voile sera préservé le plus longtemps possible, et nos amis de la malaria. Ce détail peut paraître trivial mais il ne faut pas oublier qu'une maison asmat ne comporte ni coffre ni armoire.
 
Montant des dépenses : 10.152 US $.
 
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les 1020 moustiquaires sur le départ
livraison
boulettes de naphtaline